Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité TDA(H)

Entre 3 et 7 enfants sur 100 ont un TDA/H, trouble qui entrave leurs apprentissages scolaires.

Les garçons semblent 4 à 9 fois plus souvent atteints que les filles.

Les enfants souffrant d’un TDA/H montrent des difficultés à se concentrer et à mener à terme des tâches relativement compliquées. Ce déficit d’attention est souvent accompagné d’une hyperactivité d’ordre neurologique.

Trois manifestations principales se retrouvent dans le TDA/H :

L’inattention

Les enfants TDA/H sont facilement distraits par des stimuli externes qui interfèrent avec ce qu’ils sont en train de faire. Ils peinent aussi à maintenir un effort soutenu.

L’impulsivité

Les enfants TDA/H ont tendance à parler ou à agir avant de réfléchir. Manquant de patience, ils ne lisent pas les énoncés de problèmes ou n’écoutent pas une liste d’instructions jusqu’à la fin, avant de se lancer dans le travail demandé.

 

L’hyperactivité

Les enfants hyperactifs ont une grande difficulté à rester physiquement tranquilles et/ou silencieux. Ils ont peu de contrôle d’eux-mêmes et apprennent rarement de leurs erreurs induites par leur hyperactivité.

L’hyperactivité est toujours accompagnée d’un déficit d’attention. Dans la majorité des cas, son intensité diminue avec l’âge. Le trouble de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité touche 3 à 7% des enfants. Il est souvent associé à d’autres difficultés. Les garçons semblent 4 à 9 fois plus souvent atteints que les filles.

Conseils et aide méthodologique

  • Certains médicaments ont un effet positif sur les symptômes du TDA/H :

des préparations de méthylphénidate à action brève (Ritaline, Rubifen) ou à action prolongée (Concerta, Medikinet, Biphentin); Atomoxétine (Strattera); Dextroamphétamine;Lisdexamphétamine

  • Une alimentation riche en acides gras oméga-3 diminuerait les symptômes du trouble d’attention chez certains enfants.

  • Des extraits de ginkgo biloba combinés avec une prise de ginseng américain (Panax quinquefolium) pourraient diminuer l’intensité de certains symptômes tels que l’anxiété, l’impulsivité et l’hyperactivité des enfants atteints de TDA/H en augmentant le flux sanguin dans certaines zones cérébrales. Néanmoins, à ce stade, l’efficacité de la Ritaline resterait supérieure à ce traitement alternatif.

  • Les enfants souffrant d’un TDA/H ont souvent un taux de magnésium et de ferritine plus bas que la moyenne de la population. Dans ces cas-là, une supplémentation sous contrôle médical de ces éléments peut être envisagée afin de tenter de faire diminuer les symptômes du trouble.

  • Dans certains cas, une supplémentation en zinc pourrait également avoir un effet bénéfique sur les troubles d’attention et sur l’hyperactivité.

  • Des massages sur des enfants ayant un TDA/H ont entrainé une baisse de leur degré d’hyperactivité, une meilleure capacité de concentration, une amélioration de leur humeur, de leur estime de soi et de leur comportement en classe.

A la maison

  • Installer l’enfant au mieux pour travailler. Certaines positions favorisent la concentration, comme par exemple, le fait d’avoir les pieds posés à plat sur un support. Il faut également tenter de supprimer les éléments de distractibilité (enlever du bureau les objets inutiles par rapport au travail en question et éliminer toute source de bruit comme la radio ou la télévision, à l’exception de la musique sans paroles et de rythme lent).

  • Utiliser un éclairage blanc et fort (lumière naturelle ou plein spectre) car la lumière augmente le taux de concentration. Ce type de lumière blanche serait particulièrement favorable aux enfants hyperactifs.

  • Veiller à ce que les séances de travail intellectuel soient courtes (d’une durée de vingtaine de minutes). Essayer, par exemple, de diviser le temps affecté aux devoirs en petites périodes et de favoriser des activités plus physiques entre deux sessions.

  • Emmener régulièrement les enfants TDA/H dans des espaces verts. La nature a effectivement un effet bénéfique sur leur concentration et sur leur niveau d’anxiété. Des chercheurs américains ont ainsi démontré qu’une marche dans la verdure d’une vingtaine de minutes améliorait bien plus significativement la concentration des enfants ayant un trouble d’attention (ceux qui présentent une hyperactivité en particulier) qu’une même promenade en milieu urbain.

  • La musique classique lente (moins de 60 pulsations/minute: largo, lento, adagio) aurait des effets apaisants sur des enfants hyperactifs.

  • Faire de la stimulation vestibulaire régulière (le système vestibulaire a pour but de stabiliser la scène visuelle pendant un mouvement et/ou déplacement de la tête et/ou du corps.). Un exemple : faire tourner l’enfant de temps en temps sur une chaise de bureau, permettrait de réduire son niveau d’hyperactivité.

  • Tenter l’enseignement “périphérique”, en mettant, entre autres, l’alphabet, des tables de multiplication ou des mots de vocabulaire sur un mur (dans sa chambre, dans la cuisine ou aux toilettes…). Ceci étant également applicable par l’enseignant dans une salle de classe (ce qui est d’ailleurs souvent fait).

  • En ce qui concerne l’hyperactivité, limiter la consommation de colorants alimentaires (en particulier : tartrazine (E102), jaune de quinoléine (E104), jaune orangé S (E110), carmoisine (E122), Ponceau 4 R (E124), rouge allura (E129)) et du conservateur appelé « benzoate de sodium », et cela tant que les soupçons sur leurs effet négatifs potentiels sur l’hyperactivité n’ont pas été levés. Ces produits se retrouvent essentiellement dans les confiseries, les boissons sucrées, les pâtisseries, les biscuits et la confiture. De même, par principe de précaution, il est conseillé de consommer des produits bio pour éviter les pesticides.

  • Pour un enfant TDA/H sujet aux crises de colère, dans l’urgence, tenter de l’isoler dans un lieu calme et le bloquer dans ses bras. Par la suite,  prendre un moment pour discuter avec l’enfant des raisons qui ont entraîné la crise afin de la prévenir ou de la contourner dans le futur.

  • Lui octroyer une gratification immédiate après un effort particulier (résolution d’un exercice de mathématiques difficile, une écriture plus soignée qu’à l’ordinaire, un dessin original, etc.). Cette récompense peut être le droit de faire un jeu à l’ordinateur, sortir jouer dehors, un autocollant… enfin, une petite chose (idéalement non alimentaire) qui peut être accordée régulièrement. Les performances des enfants TDA/H (des garçons en particulier) bénéficieraient considérablement de ce système.

A l’école

  • L’élève TDA/H devrait être assis près de l’enseignant et ce dernier devrait tenter de garder avec lui un contact visuel régulier afin de maintenir son attention.

  • Faire effectuer à l’enfant des activités physiques entre les exercices intellectuels. S’inspirer par exemple d’exercices de kinésiologie.

  • Octroyer aux élèves une gratification immédiate après un effort intellectuel particulier.

  • Considérer la possibilité d’autoriser la mastication de chewing-gum au cours des épreuves, celle-ci diminuant le stress et pouvant éventuellement améliorer la concentration des élèves.